| Je nous vois tous deux unis, marchant du même pas, vivant de la même pensée ; toujours au coeur l'un de l'autre, nous comprenant, nous entendant
comme l'écho reçoit et redit les sons à travers les espaces ! Peut-on vivre longtemps
en dévorant ainsi sa vie à toute heure ? Ne mourrons-nous pas dans le premier embrassement ? ... |
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| ... Et que sera-ce donc, si déjà nos âmes se confondaient dans ce doux baiser du soir, qui nous enlevait nos forces ; ce baiser sans durée, dénouement de tous mes désirs, interprète impuissant de tant de prières échappées à mon âme pendant nos heures de séparation, et cachées au fond de mon coeur comme des remords ? |
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